Une dame de 46 ans demande à me voir 98 jours après assisté à « Mieux communiquer ».
Et elle me raconte cette histoire incroyable :

« J’ai fini la formation un vendredi soir et, en rentrant chez moi, j’ai beaucoup réfléchi.

Le samedi j’ai vaqué à mes occupations et, en fin d’après-midi j’ai demandé à mon mari et à mes trois fils (17, 19 et 22 ans) de venir me rejoindre dans le salon.

Et je leur ai dit ceci :

Mon cher mari, cela fait 25 ans que nous sommes mariés et cela fait 25 ans que tu me prends pour une conne. Non non, je ne te reproche rien, c’est de ma faute !

Mes chers enfants, cela fait respectivement 17, 19 et 22 ans que vous me prenez pour une bonniche.

J’ai décidé, à partir d’aujourd’hui que cela suffisait.

Le frigo est plein, je suis à jour des lessives et du repassage et le ménage est fait.

A partir de ce jour, je ferai les courses une fois sur 5, je préparerai à manger une fois sur 5, les lessives une fois sur 5, etc etc…

Non non je ne suis pas tombée dans une secte ni sur un gourou (!). J’ai seulement envie de vivre.

Ma décision est irrévocable, elle n’est donc pas discutable.
J’ajoute que si l’un d’entre vous n’est pas d’accord, je vous quitte tous les quatre. »

Je lui ai alors demandé comment cela s’était passé

« Le premier mois fut le plus dur, j’ai subi des frigos vides, j’ai mangé des pâtes trop cuites et du riz à moitié cru. Mes sous-vêtements ont pris des teintes étranges….

Puis les semaines ont passé et j’ai commencé à entendre des remarques entre mes enfants du style « Ne prends pas trop de yaourts, l’autre fois on en a jeté…

Et samedi dernier ils sont venus en délégation m’inviter ».

-Ou ?

« A la maison !

Ils avaient mis les petits plats dans les grands (croustade de dinde aux légumes de saison et tiramisu aux fruits rouges) et le plus jeune, se faisant leur porte-parole, m’a dit :

« Nous te remercions sincèrement du fond du cœur, maman !
Pour trois raisons :

D’abord nous avons compris que tu faisais un travail phénoménal qu’aucun d’entre nous ne soupçonnait.

Ensuite tu nous as responsabilisés et nous t’en remercions vivement.

Enfin, tu as arrêté de râler, car tu vois, avant nous ne retenions de toi que tes reproches.

Alors pour tout ça, merci maman ! »
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Être victime n’est pas une fatalité mais un état dans lequel trop souvent nous nous complaisons.

C’est tellement facile de rejeter la faute sur les autres…

Nous sommes TOUS responsables de ce que nous vivons.
Du moins lorsque nous continuons, sous de mauvais prétextes, à accepter une situation intolérable.

Excellentes fêtes de fin d’année sous le signe de la responsabilité

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